Un pays de mer et de vent
J’accepte les embruns
J’accepte les bourrasques
Le sable dans les yeux
Un pays de mer et de vent
La peau piquée de sel, lavée
Et le corps vivifié
Les doigts capables d’attraper
Les mains capables de jouer
Un pays de mer et de vent
J’accepte les brouillards
Et j’accepte les brumes
Les jours que rien n’éclaire
Un pays de mer et de vent
Face au large et les bras déployés
Le corps offert à la force du vent
La fatigue enlevée, l’énergie retrouvée
Les jambes capables de porter
Un pays de mer et de vent
J’accepte les averses
J’accepte les orages
La pluie sur mes cheveux
Un pays de mer et de vent
Un pays sans soleil
Mes mains ont trop brûlé
Un pays sans torpeur
Mon corps s’est trop crispé
Un pays sans histoire
J’ai trop compté mes jours
Un pays vers le large
Car c’est là qu’on s’embarque
mcb – avril 2016