Nausicaa et ses copines sont allées sur la plage pour faire la lessive. Le papa, Alkinoos, roi des Phéaciens, a prêté sa grosse voiture (en grec « le chariot aux belles roues »), on a préparé le pique-nique et on n’a pas oublié la crème solaire (en grec, « un flacon d’or plein d’huile fine pour se frotter après le bain »).
— Mais elles ne vont pas laver le linge dans l’eau salée ?
— Non : il y a un fleuve qui débouche sur cette plage, et on peut laver le linge dans des grandes cuves du lit du fleuve. La plage (de galets, précise Homère) servira à étendre le linge.
Une fois la lessive achevée, on se restaure, et « servantes et maîtresses jouèrent au ballon après avoir enlevé leurs voiles » et Nausicaa est la meilleure, on ne voit qu’elle ! — C’est Homère qui le dit.
Une des joueuses rate la balle, qui roule dans un trou d’eau : on crie… et on réveille Ulysse qui dormait là tout près, dans un buisson, rescapé d’un naufrage et tout nu.
Il hésite à se montrer, se décide, « cueille un rameau bien feuillu pour cacher sa nudité » et s’avance. Bien sûr, il leur fait peur et elles partent toutes en courant sauf…. Vous l’avez deviné, Nausicaa : on n’est pas fille de roi pour rien !
Si vous voulez savoir la suite, reportez-vous à l’Odyssée, chant VI
